Hoogan et Beaufort : Étoile Michelin Montréal
Hoogan et Beaufort, étoile Michelin 2026, propose un menu dégustation au feu de bois dans Rosemont qui donne à chaque souper l'allure d'une occasion.
Hoogan et Beaufort, c’est le genre d’endroit que tu choisis quand tu veux que la soirée ait l’air d’avoir été réfléchie. Animé, chaleureux, et un peu dramatique dans le bon sens : énergie du feu vif en fond de salle, une salle à manger avec du momentum, et un cadre qui fait qu’un simple mercredi ressemble à un plan. Et depuis qu’ils ont obtenu leur étoile Michelin en 2026, il y a une raison de plus de prendre ça au sérieux. Pas parce que Michelin veut automatiquement dire meilleur, mais parce que ça signale généralement un restaurant qui essaie d’avoir un point de vue complet. Viens prêt à voir ce qu’ils sont capables de faire.
L’ambiance
Hoogan et Beaufort occupe un espace industriel converti : plafonds hauts, structure apparente, cuisine ouverte avec le feu vif en fond de salle. Plus chaleureux que les os de l’endroit le laissent croire. L’éclairage est flatteur, le bourdonnement régulier, et tu peux tenir une vraie conversation, ce qui n’est pas acquis dans beaucoup de salles montréalaises à ce niveau.
Le niveau sonore est moyen à élevé aux heures de pointe, donc ce n’est pas une soirée de chuchotements aux chandelles. Mais l’énergie est exactement la bonne quand tu veux que la salle ressemble à un événement. Meilleures places : une table à deux le long du mur, où tu bénéficies de l’énergie de la salle sans en être au centre. L’éclairage est chaleureux et flatteur partout. Code vestimentaire : casual à smart casual. Un petit effort va loin ici.
Quoi commander
Prends le menu dégustation. À 125$, c’est la meilleure façon de voir l’étendue de la cuisine et ça donne à la soirée un arc clair et intentionnel. Voici ce que j’ai commandé et ce que chaque service était vraiment.
Huîtres chaudes, sabayon au cidre (extra, environ 30$ pour 6) : Notre serveuse l’a recommandé pour ouvrir et l’a appelé la signature. La texture des huîtres pochées était excellente, et c’est une belle façon de commencer. Je l’ai beaucoup aimé, même si honnêtement je ne suis pas sûr que ça atteigne le niveau “inoubliable de signature.” Vaut la peine si ton serveur en parle.
Crabe, bouillon dashi, tomatillo : Celui-là, j’ai vraiment aimé. Crabe sucré contre un dashi savoureux penché vers la mer, avec le tomatillo qui apporte cette acidité verte qui garde le bol vif et moderne. Tu goûtes la fraîcheur immédiatement, et la présentation est nette et soignée.
Asperges vertes, pois mange-tout, pistache : Le service de remise à zéro. Des légumes sourcés localement (les micropousses viennent de la ferme Tulsi, et ça se goûte). Asperges croquantes, pois mange-tout, pistache pour le croquant beurré. Le genre de service qui te prépare pour les pâtes.
Spaghetti, aulx des bois, fromage Louis d’Or : Visuellement raffiné et vraiment joli. Côté saveurs, c’est des pâtes très bien exécutées : aulx des bois pour ce petit goût d’ail délicat, Louis d’Or pour la profondeur de noisette, une sauce qui accroche bien à la nouille. Pas complètement surprenant, mais constamment bon.
Focaccia grillée, beurre fouetté : Celui-là n’a pas tout à fait atterri pour moi. Même présentée comme de la focaccia, elle mangeait plus comme un simple pain grillé. Pas de bulles aériennes, pas de richesse mâchue à l’huile d’olive. La cuisson au feu ne se retrouvait pas vraiment dans la saveur, et le beurre était subtil. Normalement, le pain, je n’y pense pas trop, mais comme c’est mis en valeur sur le menu, j’espérais quelque chose de plus remarquable.
Bœuf, champignons maitake, cardamome noire : Un solide plat principal. Bonne pièce de bœuf, avec le maitake et la cardamome noire qui ajoutent une profondeur terreuse et fumée. Bien exécuté sans être un coup de foudre : plus “plat principal fiable” que “plat dont tu vas parler sur le chemin du retour.”
Rhubarbe, fleur de cerisier, shiso : Léger, vif et rafraîchissant comme finale. Rhubarbe acidulée, une note florale délicate de la fleur de cerisier, un subtil relèvement herbacé du shiso. Ça finit propre et empêche le dessert d’être trop sucré ou lourd. Une façon réfléchie de terminer.
Entre les services, il y avait de petites bouchées et des touches qui ne figuraient pas au menu comme services, mais qui sont apparues quand même. Facile à manquer si t’es pas attentif, mais elles sont là.
Comment bien commander
Prends le menu dégustation et reste dedans. Mélanger dégustation et carte brise l’arc que la cuisine a construit, et tu vas passer la soirée légèrement désynchronisé avec la salle. Si ton serveur mentionne un extra et que ça sonne vraiment bien, prends-le. Les huîtres chaudes sont un bon point de départ. Au-delà de ça, décide ce que tu veux ajouter avant que les deux premiers services atterrissent : les extras en plein milieu du repas dérangent le rythme plus qu’ils n’apportent.
Le plan facile pour deux : menu dégustation, un extra si quelque chose t’accroche vraiment, un cocktail chacun pour ouvrir, du vin pour le milieu, un digestif ou un café si tu veux étirer la soirée.
Les boissons
Le programme de boissons tient bien la route. Les blancs frais ou les rouges légers avec de l’acidité s’accordent bien à la cuisine au feu de bois sans se battre avec elle. Les cocktails font sens en ouverture si tu veux que la soirée ressemble à quelque chose qui a commencé pour vrai, pas juste à un souper.
Un cocktail chacun, du vin pour le milieu du repas, un amaro ou un digestif à la fin si tu restes. Ces petits choix de rythme ont tendance à rester en mémoire plus longtemps que les plats individuels.
Le vrai coût
C’est une sortie de niveau moyen à élevé. Le menu dégustation est à 125$ par personne. Une fois que tu ajoutes un extra, du vin, les taxes et le service, prévois entre 110$ et 180$+ par personne. Ça vaut le coup quand tu veux une soirée qui a l’air d’un événement : la salle et la cuisine livrent tous les deux le sentiment d’occasion.
Pour gérer la note sans déclasser la soirée : un cocktail chacun au départ, puis une bouteille ou quelques verres au choix du sommelier. Tu gardes l’arc complet sans que la majoration par verre ne s’accumule.
C’est un spot de date?
Premier rendez-vous, probablement pas. Ça peut avoir l’air d’une trop grande déclaration avant de savoir si la chimie est là, et le restaurant ne livre pas le wow-effect que tu pourrais associer à une étoile Michelin. C’est un très bon restaurant. Pas un transcendant.
Les anniversaires et les vrais moments à souligner, c’est là que la place gagne sa place. Le menu dégustation donne à la soirée une forme : un début, un milieu, et quelque part où vous allez clairement ensemble. La salle a assez d’énergie pour être festive sans perdre le fil de la conversation. Ajoute une bonne bouteille et les huîtres et ça ressemble à une vraie célébration.
Si tu vas là avec quelqu’un qui tient vraiment à la bouffe et que vous voulez tous les deux goûter large et comparer, c’est excellent. Il y a quelque chose à dire entre chaque service, et la cuisine te donne assez pour réagir.
Si tu veux cuisiner quelque chose avec la même énergie intentionnelle à la maison, notre ragù de bœuf aux pappardelle ou notre osso buco au porc à la polenta crémeuse portent les mêmes vibrations de cuisson lente et réfléchie. Mais quand tu veux que quelqu’un d’autre fasse le travail, Hoogan et Beaufort est un solide appel.
Réserve à l’avance, surtout du jeudi au samedi. Les places tôt (17h30 à 18h30) sont plus calmes et propices à la conversation. Réserve à 20h ou plus tard pour plus d’énergie et une salle plus animée. Les deux fonctionnent, selon ce que la soirée appelle.
Hoogan et Beaufort récolte 8,5 sur 10 comme restaurant de soirée en amoureux. Ne viens pas en espérant le coup de foudre gastronomique que l’on peut associer à une étoile Michelin. Viens quand tu veux une soirée qui ressemble vraiment à un plan : cuisine saisonnière avec du soin, une salle qui mérite son énergie, et un menu dégustation qui garde les choses en mouvement. L’étoile signale une cuisine qui prend son travail au sérieux. Viens les rencontrer à ce niveau-là.
En bref
- Cuisine
- Saisonnier, feu de bois
- Gamme de prix
- $$$$
- Quartier
- Rosemont - La Petite-Patrie
- Coût par personne
- 110-180$+ CAD
- Idéal pour
- Sorées gastronomiques Célébrations Soupers menu dégustation
- Réservation
- Recommandé, surtout du jeudi au samedi. Les places tôt sont plus calmes et propices à la conversation.
4095 Rue Molson, Montréal, QC H1Y 3L1
Type de rendez-vous
Victor Vu
Victor est un cuisinier montréalais avec une décennie d'expérience en recettes pour soirées en amoureux. Chaque plat est testé au moins trois fois avant publication.
À propos de l'auteur →Questions fréquentes
Est-ce que Hoogan et Beaufort vaut le coup pour un souper en amoureux?
Oui, quand tu veux une soirée qui a l'air d'avoir été planifiée. C'est idéal pour un anniversaire, un moment à célébrer, ou un souper gastronomique où vous voulez goûter large et parler de ce que vous mangez. Pour un premier rendez-vous, je commencerais ailleurs et garderais ça pour quand la chimie est déjà établie.
Faut-il prendre le menu dégustation à Hoogan et Beaufort?
Pas obligatoire, mais c'est le bon choix. Le menu dégustation est la meilleure façon de voir l'étendue de la cuisine et donne à la soirée un rythme naturel. Si tu le skipes, tu vois seulement une partie de ce que la place peut faire.
Combien coûte un souper à Hoogan et Beaufort pour deux personnes?
Prévois entre 110$ et 180$+ par personne. Le menu dégustation est à 125$, et une fois que tu ajoutes un extra, le vin, les taxes et le service, la facture grimpe vite. Fais un cocktail chacun pour ouvrir, puis passe à une bouteille ou quelques verres au choix du sommelier pour garder le budget raisonnable sans déclasser la soirée.